Prenez des photos
Le premier réflexe après une tempête, un épisode de grêle ou de fortes pluies : documenter les dégâts. Beaucoup. Prenez des photos sous tous les angles, de près comme de loin. Ces clichés seront vos meilleures preuves au moment de la déclaration de sinistre, que ce soit si vous devez réagir après un accrochage mineur ou en cas de vol d'objets dans votre voiture.
Ensuite, contactez votre compagnie d'assurance sans attendre. Vous disposez de cinq jours ouvrables pour déclarer le sinistre si votre voiture a été inondée, par téléphone, par courriel ou par courrier. Plus vous êtes réactif, plus le traitement du dossier sera fluide, surtout si vous devez aussi remplir correctement un constat amiable.
Conservez soigneusement tous les biens endommagés. Même s’ils semblent irrécupérables, ne les jetez pas. Ils pourront être examinés par l’expert mandaté par l’assureur lors de l’expertise.
En parallèle, vous pouvez effectuer les premières réparations d’urgence pour sécuriser votre logement : bâcher un toit qui fuit, protéger une ouverture brisée. Faites appel à un professionnel. Cela vous permettra d’obtenir des devis précis, indispensables pour chiffrer les réparations et, le cas échéant, respecter le délai de déclaration d’un accident de voiture, que ce soit pour votre maison ou pour des dégâts de grêle sur votre voiture.
Pour faciliter l’indemnisation, joignez si possible les factures d’achat des biens endommagés. À défaut, tout élément prouvant leur valeur peut aider, notamment après un accident consigné dans le croquis sur le constat amiable. Un expert sera ensuite nommé afin de déterminer le montant du remboursement.
Prenez le temps de lire votre contrat
Tout se joue ici. Les garanties dépendent strictement du contrat que vous avez souscrit. Votre contrat multirisque habitation couvre en principe les dommages causés à votre logement principal ou à votre bâtiment.
Attention toutefois aux zones grises. Les dépendances – garages extérieurs, abris de jardin, clôtures – ne sont pas automatiquement incluses. Elles ne sont indemnisées que si elles figurent explicitement dans les garanties de votre contrat d’assurance auto. Une ligne oubliée peut faire toute la différence.
Un conseil simple : relisez vos conditions générales, ou contactez votre assureur pour vérifier précisément ce qui est couvert avant même de lancer les réparations.
Quelle garantie est disponible pour la voiture ?
Côté automobile, la règle est claire. Une assurance au tiers ne couvre pas les dommages subis par votre véhicule lors d’une tempête ou d’une chute de grêle relevant d’une catastrophe naturelle reconnue. Les réparations restent alors à votre charge.
En revanche, avec une assurance tous risques, la situation change. Votre contrat inclut généralement une garantie « force de la nature ». Elle permet une indemnisation des dégâts matériels.
Et si une catastrophe naturelle est officiellement reconnue dans votre région, la couverture devient totale. Dans ce cas, c’est le régime spécifique des catastrophes naturelles qui s’applique.
Qu'en est-il de la situation de catastrophe naturelle ?
La procédure passe par la mairie. La préfecture peut reconnaître l’état de catastrophe naturelle sur demande des maires des communes touchées, via un arrêté spécifique.
Concrètement, vous devez déclarer le sinistre à votre assurance dans les plus brefs délais. En parallèle, envoyez une copie de cette déclaration à votre mairie. Cela permet au maire de constituer un dossier auprès de la préfecture.
L’arrêté de catastrophe naturelle prend effet dès sa publication au Journal Officiel. À partir de ce moment, les garanties spécifiques s’appliquent automatiquement.
La franchise n’est pas exigée en cas de catastrophe naturelle. Biens meubles : les franchises applicables sont les suivantes
- 380 EUR pour les habitations et tout autre bien à usage non professionnel
- 1 520 EUR lorsque les dommages résultent de mouvements de terrain (sécheresse ou réhydratation des sols)