LOA : Les frais de restitution du véhicule, qui peuvent être un piège et finir par vous coûter plus cher que prévu.

par | Juil 20, 2022 | Assurance | 0 commentaires

Clients et vendeurs ont souvent des différends concernant la restitution du véhicule dans le cadre d’une location avec option d’achat. L’évaluation de l’état du véhicule est en cause, ce qui peut entraîner des frais supplémentaires difficiles ou impossibles à contester.

La location avec option d’achat (LOA), qui n’était utilisée que par quelques personnes il y a encore une dizaine d’années, est devenue le mode de financement privilégié de plus de 8 véhicules neufs sur 10 en France. Sa souplesse est à l’origine de son succès. Il permet de changer facilement de voiture sans se soucier de la revente. Comme il inclut généralement l’entretien et l’assurance, il permet de réduire le budget mensuel consacré à la voiture. Ces arguments ont séduit les Français , même si le coût global est beaucoup plus élevé qu’un prêt traditionnel.

Louer un véhicule n’est pas la même chose que l’acheter. Une étape est plus susceptible de provoquer des tensions : la restitution du véhicule. Les amateurs de LOA pourraient être soumis à des pénalités en fonction de l’état et du kilométrage du véhicule. Parfois, ils sont surpris au plus haut point.

LOA, LLD : des coûts cachés

Litiges liés à l’usure du véhicule

Résultat : les litiges ne sont pas rares. Armand Pujal est le médiateur de l’Association française des sociétés financières (ASF). Il est bien placé pour le savoir. Cette association professionnelle compte 260 membres et regroupe tous les grands établissements de crédit. Il arbitre les litiges entre utilisateurs et adhérents. La restitution du véhicule a représenté 8 % de l’ensemble des saisines enregistrées en 2021. Cela en fait la quatrième cause de saisine. C’est aussi une part importante des 1 400 suggestions de solutions émises en 2021 : 18 %. Cette fréquence suscite des interrogations.

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Ces tensions sont causées par où ? Le plus souvent, ces tensions proviennent de litiges entre l’usager (et le concessionnaire) sur l’évaluation de l’usure du véhicule. Le médiateur décrit le cas d’un consommateur qui l’a appelé après avoir été facturé pour des dommages mineurs sur son véhicule. On lui a facturé des rayures sur les jantes et les pare-chocs, des éclats sur les pare-chocs, des bosses, des entailles dans les pneus, etc. L’utilisateur estimait que ces dommages correspondaient à une usure normale et que les critères de la société de location étaient trop sévères. L’utilisateur estimait que ces dommages étaient de l’usure normale et que les critères du loueur étaient trop sévères. Il estimait également qu’il devait avoir droit à une réduction des frais de réparation, car il avait rendu le véhicule avec un kilométrage inférieur à celui prévu dans le contrat. Dans les deux cas, le médiateur a rejeté son recours.

Au moment de la signature, tenez compte du coût.

Voilà un exemple concret à rappeler à ceux qui sont tentés par un contrat de leasing : même des dommages mineurs, difficiles à éviter dans un contexte d’utilisation quotidienne, surtout en milieu urbain, peuvent entraîner des pénalités. Il convient d’en tenir compte lorsque l’on compare le coût de la LOA à d’autres options de financement.

En effet, le guide de rentabilité utilisé pour calculer les pénalités ne sera pas toujours disponible pour le locataire au moment de la signature du contrat. Il est donc difficile d’estimer ce coût. Ce guide doit être communiqué aux établissements par le médiateur “afin que le client soit pleinement conscient de l’état attendu du véhicule (…)” . Si vous ne croyez pas que ce soit le cas, demandez-le !

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