Hier, on y suspendait un sapin vert désodorisant. Aujourd’hui, ce sont les masques bleus qui fleurissent au rétroviseur intérieur des voitures. Un geste pratique, presque automatique. Mais attention : si cet objet gêne votre champ de vision, le code de la route peut prévoir une contravention…
Les Français ont appris à vivre avec le masque. En tissu ou chirurgical, il s’est invité partout : dans la rue, au travail, dans les commerces. Son port reste obligatoire dans les transports publics (bus, métro, tramway, train…), ainsi que dans les taxis et les VTC. En revanche, lorsque vous êtes seul au volant de votre voiture, le masque n’est pas exigé : le véhicule est considéré comme un lieu privé.
Résultat : beaucoup d’automobilistes retirent leur masque une fois installés et le suspendent au rétroviseur intérieur. Pratique ? Oui. Anodin ? Pas toujours.
Certains pays interdisent qu’on accroche un masque au rétroviseur
Si le rétroviseur semble être un « porte-masque » idéal, cette habitude peut coûter cher ailleurs qu’en France. En Suisse, au Luxembourg ou encore dans la province canadienne du Québec, accrocher un masque au rétroviseur peut entraîner une amende.
La justification est simple et surtout sécuritaire : un masque suspendu peut gêner la visibilité du conducteur. Même partiellement. Et lorsqu’un objet interfère avec le champ de vision, le risque d’accident augmente. Les autorités locales préfèrent donc jouer la carte de la prévention stricte.
Masque au rétroviseur de la voiture : risque-t-on une amende en France ?
En France, aucune loi ne prohibe explicitement le fait d’accrocher un masque au rétroviseur intérieur. Pour autant, tout n’est pas permis. Comme le rappelle un avocat parisien spécialisé dans la défense des conducteurs, cité par Vosges Matin, un article plus général du code de la route encadre la situation, comme pour l’usage d’un kit main-libre au volant ou pour les contrôles de vitesse par radar.
L’article R421-6 précise en effet que : « tout conducteur doit se tenir constamment en état et en position d’exécuter commodément et sans délai toutes les manœuvres qui lui incombent. Ses possibilités de mouvement et son champ de vision ne doivent pas être réduits par le nombre ou la position des passagers, par les objets transportés ou par l’apposition d’objets non transparents sur les vitres », y compris sur le pare-brise, tout en gardant à portée un gilet jaune dans le véhicule.
Concrètement, c’est sur cette base qu’un masque accroché au rétroviseur pourrait, en théorie, être contesté. S’il perturbe la visibilité, l’automobiliste pourrait être invité à le retirer et sanctionné par une amende de deuxième classe, soit 35 euros.
Dans la réalité, le discours est plus nuancé. Le masque reste un objet léger et de petite taille, qui ne « cache » finalement qu’une portion minime du pare-brise. Les forces de l’ordre font preuve d’une certaine tolérance, comme pour d’autres éléments déjà présents : vignette d’assurance du véhicule, macaron de contrôle technique, vignette Crit’Air ou encore bandeau pare-soleil en haut du pare-brise, ou même certains équipements obligatoires comme le gilet jaune à bord de la voiture.
Le bon réflexe ? Se poser une question simple : est-ce que ce pare-soleil pour la voiture ou cet objet attire l’œil, bouge avec les vibrations ou coupe une zone de vision utile, notamment le champ dans les rétroviseurs ? Si la réponse est oui, mieux vaut le retirer. La sécurité, elle, ne tolère aucun compromis.
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