Le soleil peut-il vraiment propulser votre voiture au quotidien ? Après six ans de recherche et développement, la promesse devient concrète. Une entreprise néerlandaise s’apprête à lancer en Europe la Lightyear 0, présentée comme la première voiture à énergie solaire produite en série. Un modèle symbolique, pensé pour rouler sans émissions de CO2… et avec un maximum d’autonomie.
Comment fonctionne une voiture solaire ?
Une voiture solaire repose sur un principe simple, mais ambitieux. Des cellules solaires photovoltaïques sont intégrées directement à la carrosserie. Exposées au soleil, elles produisent de l’électricité, immédiatement utilisée pour recharger la batterie du véhicule.
Résultat : moins de passages à la borne, moins de dépendance au réseau électrique et, surtout, aucune émission de gaz polluant à l’usage. La voiture reste électrique, mais le soleil devient un allié du quotidien, notamment pour les trajets domicile-travail.
Que faut-il retenir de la Lightyear 0 ?
La Lightyear 0 mise sur une architecture technique audacieuse. Elle embarque quatre moteurs électriques, chacun placé dans une roue, afin de limiter les pertes d’énergie. À cela s’ajoutent 5 m² de panneaux solaires, capables d’alimenter une batterie d’une capacité allant jusqu’à 60 kWh.
Comme l’explique Philippe Humbrecht, chef de projet chez Lightyear : « On essaie de créer une sorte d'indépendance énergétique. Une personne qui se garerait sur son lieu de travail, dans le parking, au soleil, récupérerait son véhicule à la fin de la journée avec 50 kilomètres supplémentaires par rapport au trajet du matin ». Un scénario très concret, qui parle à tous ceux qui laissent leur voiture stationnée plusieurs heures en extérieur, ou qui envisagent de se tourner vers le retrofit électrique, mais aussi à ceux que des projets plus expérimentaux comme ce concept-car Höga intriguent.
Jusqu’à 7 mois sans être rechargée !
Malgré ses cinq mètres de long, la Lightyear 0 affiche un poids contenu de 1 575 kg. Une performance qui contribue directement à son autonomie annoncée de 725 kilomètres, à comparer avec l’autonomie réelle sur route et autoroute pour une voiture électrique.
Dans des conditions optimales, le constructeur estime que le véhicule pourrait rouler jusqu’à 7 mois sans être rechargé. Pour un conducteur vivant dans un pays très ensoleillé comme le Portugal, cela représente plusieurs mois d’utilisation sans branchement, idéal pour les road trips en combi électrique, même sans avoir à chercher une place de parking avec borne de recharge. Dans des régions moins favorisées par le soleil, comme la Norvège, l’autonomie solaire descendrait à environ deux mois sans recharge.
Tout dépend, bien sûr, de l’exposition réelle du véhicule au soleil. Mais l’objectif est clair : répondre à l’une des grandes inquiétudes liées à l’électrique, à savoir le manque de bornes de recharge fixes. À l’approche de l’échéance de 2035, la Lightyear 0 se positionne comme une piste crédible vers une mobilité plus autonome, au moment où l’on s’interroge aussi sur le prix d’une voiture électrique à 100 euros par mois et sur la récente baisse de prix chez Tesla.
Un second modèle à 30 000 €
Cette innovation a toutefois un prix. Pour acquérir la Lightyear 0, il faudra débourser 250 000 euros, même en tenant compte de certaines aides comme la prime à la conversion. Seuls 946 exemplaires sont prévus, et la production doit démarrer cet automne. Un modèle vitrine, réservé à une clientèle très limitée, un positionnement que l’on retrouve aussi avec les futures Ferrari électriques.
Consciente de cet obstacle, Lightyear prépare déjà la suite. Le constructeur a annoncé un second modèle, baptisé Lightyear Two, attendu pour 2025 avec un tarif annoncé autour de 30 000 euros. Une version beaucoup plus accessible, pensée pour démocratiser la voiture écologique et le choix d’une assurance auto adaptée.
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