Dénonçant un manque d’accompagnement de l’État, la Métropole du Grand Paris (MGP) a acté un report d’un an de l’interdiction de circulation visant les véhicules équipés d’une vignette Crit’Air 3.
Bonne nouvelle si vous êtes concerné. Votre voiture Crit’Air 3 bénéficie d’un sursis bienvenu. Initialement prévue pour juillet 2022, l’interdiction entrera finalement en vigueur le 1er juillet 2023. Un délai supplémentaire pour s’organiser, comparer différentes formules d’assurance auto et, pourquoi pas, envisager une transition plus douce, par exemple grâce à la prime à la conversion.
Pour rappel, la catégorie Crit’Air 3 regroupe les véhicules diesel immatriculés entre 2005 et 2010, ainsi que les véhicules essence produits entre 1997 et 2006. Des modèles encore très présents sur les routes, notamment en périphérie parisienne.
Problème de verbalisation
Pourquoi ce report ? La raison est avant tout technique. Paris rencontre actuellement des difficultés à homologuer les caméras nécessaires au déploiement du « contrôle sanction automatisé ». Sans ce dispositif, impossible d’assurer une application équitable et efficace de la mesure.
En clair, le système de contrôle et de verbalisation n’est pas opérationnel. La MGP a donc préféré repousser l’échéance plutôt que de lancer une interdiction sans moyens de contrôle fiables, au risque de créer incompréhensions et inégalités entre automobilistes.
Mécontentement autour de cette décision
Ce report ne fait pourtant pas l’unanimité. Les véhicules Crit’Air 3 représentent 41 % du parc automobile français, soit 14,3 millions de voitures. Un chiffre qui rappelle une réalité : la France possède l’un des parcs automobiles les plus polluants de l’Union européenne, notamment dans des villes très exposées à la pollution et à la circulation comme Paris.
Du côté des associations environnementales, le ton est critique, comme après la décision de revenir sur le contrôle technique des deux-roues, alors même que certains rappellent que les pneus peuvent polluer davantage que les pots d’échappement. Tony Renucci, président de l’association Respire, exprime son mécontentement sans détour : « À partir du moment où on décale à chaque fois les échéances, où on n’est pas impliqué. Cette idée est morte née. L’objectif du Zéro Diesel pour 2024 ne sera pas tenu, ça ne sert à rien de faire semblant. La Métropole n’y arrive pas, maintenant posons-nous les bonnes questions. Aujourd’hui, il n’y aura pas de zones à faibles émissions, je n’y crois plus. »
Une chose est sûre : à l’approche de l’été, le sort des Crit’Air 3 risque encore de faire couler beaucoup d’encre.
Les futures étapes de la ZFE à Paris
Malgré ce contretemps, le calendrier de la Zone à Faibles Émissions (ZFE) reste ambitieux pour les conducteurs et leur véhicule. Voici les grandes échéances annoncées :
- La restriction de circulation des véhicules Crit’Air 3 à partir de 2023
- La restriction de circulation des véhicules Crit’Air 2 (notamment les véhicules diesel) au 1er janvier 2024, avec l’objectif qu’aucun Parisien ne soit exposé à des dépassements des valeurs limites européennes
- L’atteinte de 100 % de véhicules propres d’ici 2030, dans le respect des valeurs guides de l’OMS pour l’ensemble des polluants
Pour accompagner cette transition, la MGP a mis en place des aides financières destinées à l’achat de véhicules plus propres. Des dispositifs pensés en priorité pour soutenir les foyers les plus modestes, souvent les plus impactés par les restrictions de circulation dans la métropole du Grand Paris et par plusieurs changements récents pour les conducteurs français.
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