Permis Conduite Accompagnée | Formation au Permis B dès 15 ans

par | Août 5, 2022 | Conduite Accompagnée | 0 commentaires

La possibilité de conduire avec un accompagnateur à partir de 15 ans est disponible et bénéfique ! Selon les statistiques de la Sécurité routière, le taux de réussite à l’épreuve pratique du permis B est de 75% pour ceux qui ont choisi de suivre le CAA et de 52% pour ceux qui ont emprunté la voie classique. Ce taux est en constante augmentation. Apprenez-en plus sur le fonctionnement de l’Apprentissage anticipé de la conduite, également connu sous le nom de CAA.

1. La conduite accompagnée à 15 ans : de quoi s’agit-il ?

Le système a été mis en place et étendu à tous les départements au cours de l’année 1987. L’objectif est de commencer à initier un jeune conducteur au processus d’obtention du permis B dès l’âge de 15 ans. Cela se fait dans le cadre d’un processus d’apprentissage anticipé de la conduite, que l’on appelle aussi le CAA.

Dans la première phase, l’élève doit suivre un cours initial dans une auto-école, à la fois théorique et pratique. Dans la deuxième phase, il est nécessaire d’effectuer des trajets en voiture avec un accompagnateur et doit respecter certaines conditions. L’auto-école offre le soutien pédagogique nécessaire pendant cette période.

Le conducteur acquiert les réflexes nécessaires pour conduire dans diverses conditions de circulation et il s’habitue avant de passer l’examen pour la pratique de la conduite. Cette phase dure au minimum 1 an. Une fois cette phase terminée, le jeune adulte pourra passer l’examen de conduite à 17 ans.

Il est courant de confondre l’accompagnement de la conduite avec la surveillance de la conduite. Mais il ne s’agit pas du même type de formation !

2. Les conditions d’accès à l’apprentissage anticipé de la conduite

Suite à la réforme de 2014 concernant la limite d’âge pour le droit de conduire avec un conducteur, tous les candidats doivent remplir les conditions suivantes :

  • Avoir au moins 15 ans.
  • Vous devez avoir l’autorisation du ou des représentants légaux.
  • Obtenir l’accord de l’assureur du véhicule concernant l’extension de garantie obligatoire pour le véhicule que vous choisissez de conduire.
  • Obtenir l’accord de la compagnie d’assurance sur le choix des personnes qui les accompagneront.

3. Les avantages de la conduite accompagnée

Le processus d’apprentissage précoce de la conduite est extrêmement bénéfique pour les apprenants. Il leur permet de s ‘initier à la conduite en compagnie d’un parent expérimenté et de moniteurs professionnels qui veilleront au bon déroulement de l’apprentissage.

3.1 Avantages pratiques

Ce processus d’apprentissage continue d’offrir des avantages indiscutables pour l’expérience de conduite d’un nouveau conducteur :

  • Il acquiert une expérience réelle de la conduite.
  • Il est mieux armé pour l’examen pratique du permis de conduire.
  • Ils sont en mesure de passer l’épreuve de conduite pour le permis B à l ‘âge de 17 ans.
  • Le taux de réussite est supérieur à celui de la formation traditionnelle.
  • La période probatoire est réduite par l’ajout de 12 points après deux ans de conduite et aucune infraction. La période probatoire dure trois ans pour ceux qui sont titulaires du permis B et qui ont suivi la voie traditionnelle.
Lire :  Conduite accompagnée ou permis normal : que choisir ?

Le nombre d’accidents impliquant les jeunes conducteurs a diminué.

3.2 Avantages financiers

Conduire avec un accompagnateur fait aussi sourire, car cela procure les avantages suivants :

  • Des tarifs prioritaires par la compagnie d’assurance, ainsi que pour l’assurance “Jeune conducteur” avec la preuve de réussite de l’AAC fournie par l’auto-école.
  • En début d’année, le coût sera réduit de 50 % et de 25 % la deuxième année. S’il n’y a pas d’accident pendant cette période et que cela ne pose pas de problème, elle disparaîtra à la fin de l’année suivante.
  • Le coût de la formation est moins élevé.

4. Quelle est la procédure pour la fonction de conduite accompagnée ?

Après s’être inscrit à l’auto-école, l’élève conducteur commencera un premier cours d’instruction qui se conclura par la réussite de l’examen du code; il poursuivra par une instruction pratique et une dernière séance de conduite avec un moniteur.

4.1. La formation théorique dans les auto-écoles

Le processus de formation commence par un entretien de 2 heures avec le moniteur de l’auto-école. Cette évaluation permet au candidat d’appréhender les responsabilités. L’instructeur lui remet un contrat type d’enseignement de la conduite selon le décret du 20 février 2020. Ce contrat contient les clauses suivantes :

  • Le déroulement et le programme de la formation.
  • Le coût de la formation et les démarches administratives.
  • Les obligations de chaque participant.

Le candidat reçoit un livret de formation dans lequel sont énoncés les objectifs de la formation.

Ensuite, l’élève suit une étude approfondie du Code de la route et des spécificités de la sécurité routière. Il est alors préparé à passer l’épreuve théorique générale, également appelée ETG.

4.2. Formation avec un instructeur dans un cadre pratique.

Le volet pratique comprend l’exigence de 20 heures de conduite qui sont obligatoires et qui se répartissent entre la conduite sur les voies publiques ainsi que le temps passé dans le simulateur de véhicule.

Les titulaires d’un autre permis, par exemple un permis à boîte automatique, ne peuvent disposer que de 13 heures de conduite dans des conditions similaires (routes et simulateur).

L’apprentissage anticipé de la conduite est validé par une attestation officielle de fin de formation : l’AFFI. Elle prouve que le conducteur a le niveau requis pour commencer à conduire une voiture avec un accompagnateur. Voici ce qu’il doit être capable de faire à ce moment-là :

  • Maintenir le véhicule à une vitesse normale, et avec un trafic modéré.
  • Vous devez être capable de conduire sur la route que vous souhaitez emprunter et de passer à une intersection, ou de changer de direction.
  • Vous devez conduire dans des conditions optimales en zone urbaine.
  • Soyez prêt à réagir dans diverses situations.

4.3. L’étape de la conduite accompagnée avec un conducteur adulte

La conduite avec un accompagnateur est la plus longue des phases. Elle se déroule sur une année civile minimum et le nombre de kilomètres à parcourir ne peut excéder 3 000 avec un accompagnateur adulte et uniquement en France. La conduite en dehors de la France est interdite.

Le processus d’apprentissage commence par un rassemblement pédagogique avec l’élève moniteur, l’élève et le moniteur d’auto-école dans le véhicule appartenant à l’auto-école. Le moniteur fournira à l’élève les conseils nécessaires pour poursuivre son apprentissage ainsi qu’une référence.

Lire :  Les avantages de la conduite accompagnée

Entre le 6ème et le 8ème mois de conduite, et environ 1000 kilomètres de conduite, la deuxième réunion pédagogique à l’auto-école a lieu pour discuter de l’expérience de l’élève et recevoir les conseils appropriés. C’est à ce moment-là que le moniteur détermine si l’élève est prêt à passer l’examen lorsqu’il aura 17 ans.

En fin de compte, le dernier rendez-vous est fixé après que les 3000 kilomètres ont été parcourus. Vous pouvez demander un nouveau rendez-vous en suivant les conseils de votre instructeur, ou à votre propre discrétion.

Au cours de cette dernière étape, l’élève doit respecter les règles suivantes, qui sont conformes aux limitations de vitesse imposées aux apprentis conducteurs dans le cadre du permis probatoire :

  • Vitesse de 110 km/h sur l’autoroute.
  • 100 km/h sur les autres autoroutes.
  • 50 km/h en ville.
  • 80 km/h pour les autres routes.

Attention à l’estimation proposée par l’auto-école. Celle-ci doit comprendre la séance pédagogique d’au moins 2 heures, avec le moniteur et l’accompagnateur, ainsi que les deux séances pédagogiques obligatoires, la préparation, ainsi que la présentation à l’épreuve théorique.

5. Le travail du superviseur consiste à jouer un rôle.

Outre le maintien d’une très grande tranquillité lors de l’apprentissage de la conduite avec l’élève, l’accompagnateur doit respecter les règles suivantes

  • Avoir un permis B actif depuis au moins cinq ans.
  • Obtenir l’accord de la compagnie d’assurance et une extension de la garantie.
  • Ne pas avoir subi d’invalidation ou d’annulation du permis de conduire dans les cinq années précédant le.
  • Être précisé dans la convention avec l’auto-école.
  • Se présenter le jour de l’évaluation à la fin de la formation initiale.

L’élève doit toujours avoir accès au livre de formation ainsi qu’au document d’extension d’assurance et au formulaire de permis de conduire (ou des photocopies). Ce dernier est exigé par la police lors d’un contrôle car il est la seule preuve du statut de jeune conducteur. L’élève doit également placer le badge de conducteur sur le côté gauche du véhicule, ou sur la remorque, si vous avez une remorque à accrocher.

Il est important de noter que le véhicule doit être équipé de rétroviseurs latéraux, et que les règles du Code de la route doivent être respectées. En outre, si le conducteur du véhicule est contrôlé positif à l’alcool ou à d’autres drogues, il est dans la même situation que s’il était au volant.

L’élève peut être accompagné de plusieurs personnes, qu’elles soient de la famille ou non.

6. Puis-je conduire avec un chauffeur en cas de handicap ?

L’apprentissage précoce de la conduite est possible pour les enfants handicapés. Voici la démarche que vous devez suivre :

  • Contactez l’auto-école qui est adaptée pour vous.
  • Remplissez le formulaire d’inscription et demandez un examen médical.
  • Rendez vous chez le médecin pour un rendez-vous.
  • Commencez la formation au véhicule de l’auto-école.
  • Le temps de l’examen pratique peut être prolongé si vous en avez fait la demande à l’adresse
    le département dont il dépend.

7. Réussir l’examen de conduite à l’examen pratique

Le tour est joué ! Le jeune conducteur sera capable de conduire seul ! Le jour de l’autonomie est arrivé : lorsqu’un élève réussit l’examen du permis de conduire, il reçoit le certificat d’examen du permis de conduire, le CEPC. Cependant, il ne pourra conduire une voiture qu’ à partir de 18 ans.

Le CEPC est valable pendant quatre mois après la date du 18e anniversaire du candidat.

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